Voilà un petit texte de moi !!! Dites-moi ce que vous en pensez...
Serge planta l'aiguille dans son bras. Le liquide bouillant se propagea dans tout son corps. Il cria, tant ses veines le brulaient. Soudain, l'apaisement. Plus de douleur. Une libération ? Non, juste un apaisement de quelques secondes. Un nouveau cri, un nouvel apaisement de plusieurs secondes. Puis des larmes. Libératrice d'une peine intérieure. Puis, il se sentit flotter, le vide envahissant son esprit. Serge ria, ria tant qu'il le put. Ce liquide avait réussi à souiller son corps déjà si sale. Lentement, il sortit de chez lui, un rire sur son visage dur aux yeux délavés.
Lentement, Emma signa sa lettre. Une larme roula le long de sa joue et s'écrasa contre sa main. Elle l'essuya distraitement et relut sa missive. La jeune fille reprit le stylo une dernière fois pour écrire trois mots : « Abyssus abyssum invocat ». Délicatement, elle plia le papier et le posa sur son lit, frôlant au passage son ours en peluche. Emma sourit tristement en le regardant. Cette peluche ne l'avait jamais quitté depuis dix ans. Mais maintenant, tout était différent. Elle prit fermement l'objet, y déposa un délicat baiser et fit le geste fatal.
La douleur était insupportable mais Emma ne criait pas. Sa vie sortait d'elle peu à peu, maculant son tapis laiteux. Puis, le silence. Plus rien n'atteignait son corps gisant à terre. La douleur est partie. Son âme s'élevait. Emma souriait. Elle se sentait étrangement bien, libre. Sa vie s'enfuyait, ne faisant aucun bruit. « Amour ». Un simple mot qui la comprime soudain et l'empêche de respirer. Elle essaya de parler mais ses paroles n'étaient comprises que d'elle. Noir... Emma lutta. Noir... Elle essaya de trainer son corps douloureux vers la porte. Noir... Cela ne servait à rien. Noir... Elle avait enfin réussi. Tout était noir... Ses cheveux noirs tombèrent en cascade sur le tapis devenu maintenant vermeil. Une vie difficile et une mort prématurée... Elle avait eu le courage de mettre fin à son naufrage. Soudain un battement de cil, le dernier. Un dernier souffle s'échappe de ce corps désormais mort.